Sortir d'une ornière

 Sortir d'une ornière
Et oui, pendant nos sorties, on a tous connu un " voyage " dans un ornière.
Ce qu'il ne faut pas faire : braquer la roue en esperant qu'elle monte et qu'elle sorte seule de l'ornière.


Pour sortir de l'ornière : il faut commencer par la roue avant.
Penchez-vous vers l'avant, les épaules au-dessus du guidon, les bras légèrement fléchis ;
ensuite, en redressant le buste rapidement,
tirez sur le cintre et, aidé par le déplacement latéral du corps et un léger braquage du guidon,
vous allez décoller la roue avant et la reposer en dehors de l'ornière.

Dès que la roue avant touche le sol, vous devez porter votre buste sur l'avant le plus rapidement possible pour alléger la roue arrière et effectuer un pédalage énergique, celle-ci suivra automatiquement.

# Posté le mercredi 24 octobre 2007 13:42

Modifié le dimanche 09 décembre 2007 16:58

L'épingle

L'épingle
Le principe pour tourner dans une épingle est relativement le même que pour un virage.

Voici les quelques bases :


- Freiner avant d'entrer dans l'épingle,
- Pédale extérieure en bas,
- Fléchir les bras et évité de se déporter vers l'arrière ( besoin d'avoir tout le poids sur l'avant pour garder de l'adhérence )
-Prendre l'épingle à l'intérieur
- Lacher le frein avant,
- Se déséquilibrer sur l'intérieur en cherchant à regarder quelques mètres après la sortie de l'épingle,
- Doser avec le frein arrière quitte à le bloquer pour déraper et se remettre dans l'axe,
- Une fois dans l'axe, reprendre une activité cycliste normale.

Dans une épingle, beaucoup de détails sont importants car le déséquilibre est fréquent.

Maintenant, suivant notre habitude, on a tous une préférence pour un coté.

# Posté le mercredi 24 octobre 2007 13:43

Modifié le vendredi 23 novembre 2007 17:33

Le freinage

En descente, sur des parcours techniques, le freinage va jouer un rôle essentiel et important pour la bonne conduite du vététiste.


Il faut avant tout être bien calé sur la selle et reculé au maximum, abordons la descente, le ventre le plus près possible de la selle, pédales horizontales, bras tendus, les cuisses serrant la selle pour une meilleure stabilité.

Etant donné que la roue avant sera plus allégée que la roue arrière, si vous freinez de l'avant, attention aux blocages de la roue.

Le frein avant devra donc être utilisé sans accouts et progressivement, la meilleure façon étant la répétition de petites pressions qui vont freiner la roue sans la bloquer.

En utilisant le frein arrière, vous aurez tendance à faire déraper la roue arrière ce qui va nécéssiter une conduite plus technique.

Cependant, le freinage arrière peut être utilisé sans pour autant déraper de l'arrière.

Le freinage étant très important lors d'un parcours, c'est pourquoi il faut régulièrement controler la position et l'usure des patins.

# Posté le mercredi 24 octobre 2007 13:44

Modifié le vendredi 23 novembre 2007 17:33

Passer une butte

Passer une butte
En VTT, il arrive fréquemment de rencontrer des buttes, le plus souvent courtes, mais raides. Le but est est de les passer sans mettre le pied à terre.


Pour cela, il faut se préparer à l'avance :

- Avoir assez de vitesse pour la passer
- Juger l'adhérence du VTT sur la butte

Il convient d'abord de placer le dérailleur sur le bon développement en choisissant le bon pignon : mieux vaut avoir un rapport un peu plus grand pour ne pas mouliner car il vous sera impossible de changer de vitesse dans une courte cote.

Quelques mètres avant la butte, commencez à accélérer le rythme de pédalage afin de prendre le maximum d'élan, restez sur la selle pour conserver la meilleure adhérence et portez-vous le plus en arrière possible.

Votre vitesse va diminuser rapidement en approchant du sommet de la butte et c'est à ce moment que tout va se jouer.

En effet,vous allez, avec votre corps, donner l'impulsion nécessaire pour terminer les quelques mètres avant le sommet pour basculer de l'autre côté.

Décollez rapidement les fesses de la selle en vous mettant en danseuse :
- en tirant sur le cintre, vous allez projeter votre corps vers l'avant et accentuer le pédalage, ce qui sera suffisant pour dominer l'inertie et assurer le passage.

Il vous suffira d'effectuer ce type de mouvement à chaque autres monticule.

D'une manière générale, vous aurez le réflexe automatique : en montée, le corps se déplace vers l'avant, en descente, il se déplace vers l'arrière.

Au sommet de la petite bosse, on peut arrêter le pédalage, les fesses se placeront le plus possible en arrière sur la selle, le corps en appui sur les bras tendus, deux doigts sur les freins afin de parer à toute éventualité.

Reprenez le pédalage dès l'arrivée en bas de la pente.

Attention, si les monticules sont rapprochés, au fond de la cuvette, il peut se produire un effet de compression qui risque de gêner votre remontée et réduire votre inertie, nécessaire pour la montée.

On peut remédier à ce phénomène en recommencant à pédaler ferme dans la descente en accentuant le rythme dès la sortie de la cuvette.

Si vous étes en groupe, faite attention à celui qui vous précède car les attitudes, gestes, vitesses,... sont différents selons les personnes. Il risque de vous gêner dans vos manoeuvres.


# Posté le mercredi 24 octobre 2007 13:45

Modifié le dimanche 09 décembre 2007 16:57

Le Saut

Le Saut
Combien d'entre nous sommes resté bloqués au creux d'une bosse, les muscles paralysés, la sueur perlant du front, et les jambes flageolantes de peur ?

Pour remédier à ces symptômes bien naturels, notre champion du monde de descente, Nicolas Vouilloz, nous livre la recette pour franchir en toute sérénité une toute toute première bosse.

- En l'air, lorsqu'on a trop tiré avec les bras et les jambes et que le vélo se retrouve vers l'arrière, freinez légèrement de l'arrière. Vous ferez piquer du nez à votre vélo et corrigerez votre assiette. Il n'est pas utile d'avoir un doigt sur le frein avant.

- Quand arrive le saut, soyez debout, bras et jambes légèrement fléchis. Le corps se positionne à peu près au centre du vélo. Pour sauter long et loin, comprimez les ou la suspension, avec les bras et les jambes, juste avant l'appel du saut ( c'est à dire dans le creux ). Au sommet de la bosse, le corps doit s'étirer pour être droit et tendu. Lors de la détente du corps de tirer un maximum avec les bras et les pédales et d'aller plus haut et plus loin. Plus la bosse est importante, plus le mouvement s'amplifie.

- Votre regard doit porter loin, afin d'anticiper une difficulté de terrain pouvant gêner lors de la réception. Ceci dans le cas où la bosse paraît simple à franchir. Dans le cas contraire, regardez à la loupe l'état du terrain avant la bosse. Afin, bien sûr, de ne pas vous mettre en difficulté ou déséquilibre, juste avant l'appel du saut.

- La vitesse doit être en rapport avec l'obstacle. Si ce dernier est petit, la vitesse sera réduite. Par contre, si l'obstacle à franchir semble plus important que prévu, la vitesse doit augmenter car, dans le cas contraire, le vélo bascule vers l'avant.

- Vous pouvez atterrir les deux roues en même temps ( ne pas poser la roue avant en premier, car c'est le soleil garanti ) ou poser la roue arrière en premie, ce qui permet une réception beaucoup plus douce. Au moment de la descente, les bras et les jambes doivent être tendus, mais pas comme un bout de bois. Ainsi quand vous atterrirez, ces membres joueront un rôle d'amortisseur. S'ils sont pliés, vous risquez de taper du menton sur le guidon.

- Il n'y a pas de pression conseillée. Pourtant, un seul conseil impératif : ne soyez pas sous-gonflé. Il y aurait alors un risque de pincement, donc de crevaison, lors de la récéption.

# Posté le mercredi 24 octobre 2007 13:46

Modifié le dimanche 09 décembre 2007 16:56